
Coincée entre le désert et l’océan Atlantique, la Namibie déroule des étendues où le regard ne rencontre aucune aspérité. À Walvis Bay, prononcez vahl-fis bay, la baie des baleines, les salines déploient une mosaïque de roses fuchsia sous un ciel azur, tandis que les flamants roses filtrent le plancton de la lagune. Plus au nord, la Skeleton Coast — la Côte des Squelettes — étire sur 500 kilomètres ses dunes ondulant à perte de vue, ses épaves rongées par le sel et ses milliers d’otaries à fourrure prélassées sur les rochers de Cape Cross.
En arrière de la côte s’ouvre le Damaraland, l’une des régions les plus sauvages du pays, aux couleurs rouille et orange, où dorment des troncs pétrifiés vieux de 250 millions d’années et des gravures rupestres héritées des chasseurs-cueilleurs. Plus loin encore, on rentre dans le Kaokoland, la « terre lointaine », patrie des Himbas semi-nomades. Là, au bord du fleuve Kunene, les chutes d’Epupa — « eaux fracassantes et écumantes » en langue herero — dévalent 22 cascades à l’ombre des palmiers et des baobabs. Si vous cherchez d’autres idées de voyage en Afrique, la Namibie ouvre grand ses horizons.
Mais la Namibie, c’est d’abord le parc national d’Etosha, ce sanctuaire animalier dont l’immense cuvette de sel, l’Etosha pan, se dresse en croûte gris-blanc scintillante. Des zèbres et des gnous s’y déplacent lentement, des éléphants prennent des bains de poussière, un rhinocéros gris se détache au milieu des herbes dorées, et l’aube y allume un soleil orangé dans un ciel rougeoyant. Toute la faune que l’on rêve de croiser en safari se donne rendez-vous autour de ses points d’eau, au crépuscule, quand les montagnes se parent de couleurs flamboyantes.
NamibieSituée à 30 kilomètres de Swakopmund, la ville de Walvis Bay (prononcez « vahl-fis bay ») est un lieu plutôt atypique. Les voyageurs émettent souvent quelques réserves sur la visite de cette petite ville portuaire, plutôt industrielle et souvent envahie par le brouillard et l’humidité. C’est plutôt une étape indispensable dans le voyage puisqu’elle coupe la longue…
NamibieAprès une longue route à travers des paysages désertiques, nous apercevons enfin l’océan où d’énormes vagues de sable ondulent à perte de vue le long de l’Atlantique. Nous voici sur la Skeleton Coast ou Côte des Squelettes au nord de la Namibie, une étroite bande de dunes qui s’étend sur 500 kilomètres de long et…
NamibieContinuons notre « Travelling Through The Wild Side » au rythme reggae du musicien namibien Ras Sheehama et partons à la découverte du Damaraland, au travers de son art et de sa géologie… « Travelling through the wilderness / I keep on travelling and travelling… / Through the wilderness » (Travelling Through The Wild Side – Ras Sheehama) Situé…
NamibieDans la région du Kunene au nord-ouest de la Namibie, se trouve la petite localité de Sesfontein (« six fontaines »). Située à cheval entre le Kaokoland (ou « terre lointaine ») et le Damaraland (ou « pays des Damaras »), ce bout de terre au sol pelé par l’aridité abrite une faune et une flore uniques. Certains mammifères ont…
NamibieLe Kaokoland – traduisez « terre lointaine » – n’est vraiment pas une région comme les autres. Ancien bantoustan namibien, le Kaokoland se situe dans la région du Kunene au Nord-Ouest de la Namibie. Traverser les grands espaces semi-désertiques du Kunene, c’est vivre un périple à travers l’espace et le temps. Ici, il n’y a ni clôture…
AfriquePartez à la découverte de l'Afrique australe avec ce guide terrain de 23 pages illustrées. Namibie, Madagascar, Cap-Vert et Afrique du Sud : 4 destinations, 10 chapitres rédigés par Céline, photographe voyageuse. Safari Big Five à Etosha, lémuriens dans les Tsingy, volcans de Fogo et Route des Jardins sud-africaine — conseils pratiques, faune, flore et photographie animalière. PDF gratuit à télécharger.
NamibieQuand on imagine la faune africaine, la plupart des gens pensent aux félins ou aux fameux « Big five », les cinq mammifères africains que tous les voyageurs rêvent de voir et de photographier. L’expression « Big five » ne désigne pas les animaux d’Afrique qui sont les plus grands par leur stature mais ceux qui étaient autrefois les…
NamibieLes animaux de Namibie comportent de nombreuses espèces: 200 espèces de mammifères, 645 espèces d’oiseaux, 250 espèces de reptiles, plus de 6300 insectes différents dont ¼ sont endémiques… Et c’est un secret de polichinelle, le parc national d’Etosha est le meilleur endroit pour l’observation de la faune namibienne, surtout pendant la saison sèche de mai…
NamibieLa Namibie est une merveille pour tous ceux qui ont soif d’horizons sauvages… Impensable de venir ici sans réaliser un safari ! Le parc national d’Etosha fait partie des meilleurs endroits où observer les animaux sauvages, et ce en toute liberté puisqu’on peut s’y rendre avec son propre véhicule. Créé en 1907, le parc d’Etosha en Namibie,…
NamibieComment s’est formé le lac Otjikoto ? Sur la route B1, en direction du Parc National d’Etosha en Namibie se trouve une étendue d’eau turquoise bien cachée à l’abri des regards, derrière de gigantesques figuiers et d’immenses euphorbes. Le lac Otjikoto, situé dans la région d’Oshikoto à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de la…
NamibieQu’est-ce que le Plateau du Waterberg ? Le Waterberg est un immense plateau constitué de roches rouges situé à 60 kilomètres à l’est de Otjiwarongo et à 300 kilomètres au nord-est de Windhoek, la capitale de la Namibie. Le parc est un lieu sauvage et verdoyant au sein duquel un écosystème rare s’est développé. En…
Dix récits entre Etosha, la Côte des Squelettes et le Kaokoland : voici les questions qui me reviennent le plus souvent sur la Namibie. J’y réponds avec ce que j’y ai vu, senti et parfois entendu rugir.
Pendant la saison sèche, de mai à octobre : c’est là que j’ai vu Etosha se concentrer autour de ses points d’eau. L’hiver austral vide le ciel de ses nuages et les animaux n’ont plus que quelques mares où boire : koudous, zèbres et girafes s’y relaient sous vos yeux. Prévoyez des nuits froides dans le désert et des matinées fraîches ; en journée, la lumière est superbe pour la photographie. La saison des pluies verdit les paysages et fait naître les petits, mais disperse les troupeaux. Mon parcours des points d’eau est dans mon voyage au royaume des animaux, et la suite dans mes escapades africaines racontées.
Éléphants, rhinocéros noirs et blancs, lions, girafes, koudous, zèbres et phacochères ; le buffle, lui, manque à l’appel. Le plus grand sanctuaire animalier de Namibie n’offre donc pas les « Big Five » au complet, et c’est tant mieux : on y regarde autrement. J’y ai appris à distinguer le rhinocéros noir du blanc à la forme de la lèvre, et à repérer les petits qui marchent derrière leur mère chez le noir, devant chez le blanc. Les lions y dorment quinze heures par jour, les girafes à peine deux. Le détail se lit dans mon safari au royaume des animaux. Le parc lui-même est raconté dans la nature sauvage du parc d’Etosha.
Des armes de 1915, oui ; le coffre aux six millions de marks-or, personne ne l’a retrouvé. Cette doline aux parois de dolomite vieilles de 700 millions d’années passe pour « sans fond » : des plongeurs ont atteint 145 mètres sans le toucher. Le 9 juillet 1915, les troupes coloniales allemandes y ont jeté canons, fusils et munitions avant de se rendre ; une partie a été repêchée, wagon compris, et s’expose au musée de Tsumeb. La légende du coffre-fort, elle, court toujours. J’ai raconté ce trou d’eau turquoise dans mon récit du lac Otjikoto. Il se trouve aux portes de Etosha et sa nature sauvage.
À Cape Cross, où vit la plus grande des 23 colonies d’otaries à fourrure d’Afrique australe. Sur cette plage de la réserve de 60 km², des centaines de milliers d’otaries se disputent chaque rocher : les mâles font jusqu’à deux mètres et 350 kilos, les petits naissent entre novembre et décembre, et chacals à chabraque comme hyènes brunes rôdent autour de la colonie. Le spectacle fascine autant qu’il sature l’ouïe et l’odorat ; un peu de baume du tigre sous les narines m’a sauvé la visite. La rencontre est dans mon arrêt chez les otaries de Cape Cross. Je l’ai classée dans mes observations animalières à travers le monde.
À cause des carcasses de navires et d’os de baleines que ce littoral de brouillard n’a cessé d’accumuler. Les Portugais l’appelaient « les sables de l’enfer », les San « le pays que Dieu a créé un jour de colère ». Le courant froid du Benguela heurte l’air brûlant du Namib et fabrique une brume épaisse où les bateaux se perdent : l’Eduard Bohlen, échoué en 1901, gît aujourd’hui à 500 mètres dans les terres, preuve que le désert gagne sur l’océan. Sur la plage patrouillent les chacals à chabraque. Cette bande de 500 kilomètres se traverse dans ma route sur la Côte des Squelettes.
Aux salines de Walvis Bay, dont les bassins virent du rose pâle au fuchsia au milieu des dunes. La couleur vient d’une algue microscopique, Dunaliella salina, qui prolifère à mesure que la saumure se concentre ; les 5 000 hectares de bassins tirent de l’océan 700 000 tonnes de sel par an. La lagune voisine accueille la plus grande colonie de flamants roses et nains d’Afrique australe, plus des pélicans blancs qui pêchent en équipe ; et à quelques dunes de là, Sandwich Harbour jette le désert du Namib dans l’Atlantique. Tout est raconté dans ma journée entre salines et flamants, à ranger près de mes chemins d’Afrique du Sud voisins.
Un peuple d’éleveurs semi-nomades du Kaokoland, dont les femmes s’enduisent d’ocre par esthétique, pas pour se protéger du soleil. Cette pommade, l’otjize, mêle graisse animale et poudre d’hématite ; coiffes et parures disent l’état civil mieux qu’une carte d’identité, de l’erembe des femmes mariées aux tresses des fillettes. Leur trésor est le bétail : « un Himba n’est rien sans bétail », dit le proverbe. Les chutes voisines, « eaux fracassantes » en héréro, alignent 22 cascades sur un front d’un kilomètre et demi, baobabs accrochés aux rochers. Ma rencontre se lit dans mon rendez-vous en terre Himba. Ce détour ferme la série de mes pistes africaines.


