Comment s’est formé le lac Otjikoto ?

Sur la route B1, en direction du Parc National d’Etosha se trouve une étendue d’eau turquoise bien cachée à l’abri des regards, derrière de gigantesques figuiers et d’immenses euphorbes. Le lac Otjikoto, situé dans la région d’Oshikoto à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de la ville de Tsumeb, est une dépression circulaire fermée de 123 mètres de long sur 102 mètres de large. Elle possède des parois abruptes de dolomite d’environ 20 mètres de hauteur, vieilles de 700 millions d’années. Cette dépression est-elle le résultat d’un nouveau scénario de « 2012 », d’une chute de météorites ou le cratère d’un ancien volcan ? Que nenni chers lecteurs, le lac Otjikoto est l’exemple typique d’une doline inondée. Aie, aie, je sens que vous commencez à do(de)liner de la tête… Et pourtant, sous ce nom quelque peu énigmatique se cache un simple phénomène naturel des plus impressionnants: l’effondrement soudain du sol et la création d’un trou béant !

« J’fais des trous des p’tits trous encore des p’tits
Des p’tits trous des p’tits trous toujours des p’tits trous
Des petits trous des petits trous des petits trous des petits trous 
»
(Le poinçonneur des Lilas – Serge Gainsbourg)

Le lac Otjikoto est une étendue d’eau turquoise bien cachée à l’abri des regards. C’est une dépression circulaire fermée possédant des parois abruptes de dolomite d’environ 20 mètres de hauteur

Le lac Otjikoto

 

N’importe qui appellerait ça «un gros trou» mais les scientifiques, eux, préfèrent le terme de « doline ». Le nom « doline » (ou skinhhole) correspond à des dépressions plus ou moins circulaires ou ovoïdes. Si la dépression a une forme moins régulière et est de plus grande taille, on parle alors de « poljé ». Ce sont des phénomènes naturels qui se produisent sous la terre en milieu karstique, c’est-à-dire un milieu où l’eau (de pluie par exemple), plutôt que de couler en surface s’infiltre dans le sous-sol et érode les roches calcaires en profondeur. Avec le temps, lorsque le poids du sol est trop lourd, patatras tout sécroule: une dépression se forme et le sol laisse place à un trou béant ! Et justement, dans le cas du lac Otjikoto, la doline a été vraisemblablement formée par l’effondrement d’une cavité karstique sous-jacente. Quant à la présence d’eau, elle résulte du fait que le fond de la « doline » est plus bas que la nappe phréatique locale. Là-dessous, c’est un vrai emmental (car tout le monde le sait, le gruyère n’a pas de trou): il y a dans le sous-sol de cette région un immense réseau souterrain de galeries et de cavernes constituant un gigantesque réservoir d’eau… Du coup, si l’on estime que la profondeur moyenne du lac est de 45 mètres, sa profondeur réelle reste un mystère à ce jour… tout simplement parce que personne n’a jamais atteint le fond. Dans la langue héréro, Otjikoto signifie « trou profond » et selon la légende ce lac serait « sans fond ». La pression de l’eau en profondeur est grande et peut potentiellement endommager les oreilles des plongeurs mais les plus courageux ont quand même atteint la profondeur de 145 mètres, sans pour autant atteindre le fond du trou ! S’ils avaient, au contraire, touché le fond, auraient-ils eu en tête cette citation de Marguerite Duras ?

« Se trouver dans un trou, au fond d’un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l’écriture vous sauvera »

Sur les bords du lac Otjikoto, les vestiges d’une pompe à vapeur installée afin de puiser l’eau du lac pour l'exploitation minière est encore visible.

Lac Otjikoto, les vestiges d’une pompe à vapeur

 

Le lac Otjikoto, un lieu chargé d’Histoire

Outre son intérêt géologique, le lac Otjikoto est également un monument national (National heritage) et possède un important intérêt historique. C’est en 1851 que l’explorateur britannique Francis Galton et l’explorateur et chasseur suédois Charles John Andersson, partis à la recherche du lac Ngami, ont découvert ce lac étrange. En 1856, Charles John Andersson raconte ses aventures cynégétiques dans l’ouvrage « Lake Ngami, or Explorations and Discoveries in the Wilds of Southern Africa » (Le lac Ngami : explorations et découvertes de la nature sauvage de l’Afrique australe). Il décrit sa découverte du lac Otjikoto en ces termes :

« Après un jour et demi de voyage, nous nous sommes soudainement retrouvés au bord d’Otjikoto, le gouffre le plus extraordinaire que j’ai eu la chance de voir. Il semble creusé dans la roche calcaire solide; sur une échelle mille fois plus grande, il ressemble beaucoup au Elv-gryta (rivière Gryta) de Scandinavie. La forme du lac Otjikoto est cylindrique; son diamètre est supérieur à quatre cents pieds et sa profondeur, comme nous l’avons constaté grâce à la ligne de plomb, est de deux cent quinze pieds sur les côtés. Nous n’avons pas pu utiliser la ligne de plomb au milieu du lac, mais nous avons des raisons de croire que la profondeur assez uniforme, partout ».

Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), les Allemands ont extrait du cuivre de la mine de Tsumeb. Ce cuivre était envoyé en Allemagne pour servir à la fabrication de fournitures de guerre. L’exploitation minière étant une activité nécessitant une grande quantité d’eau, une pompe à vapeur avait été installée afin de puiser l’eau du lac. Aujourd’hui encore, on peut voir des tuyaux en métal reliant le lac à la mine de Tsumeb. L’épisode marquant de l’histoire du lac a eu lieu le 9 juillet 1915. La Schutztruppe, troupe des forces coloniales allemandes, jeta une quantité considérable de son armement (canons, fusils, munitions) dans le lac avant de se rendre aux troupes britanniques et sud-africaines, vainqueurs de la guerre et désormais à la tête du pays. Depuis le lac Otjikoto a livré aux plongeurs maintes plongées fructueuses: une grande partie des canons, mitraillettes, munitions et équipement militaire a été récupérée… et un wagon parfaitement conservé a même été remonté ! La plupart de ces objets repêchés et restaurés sont exposés au musée de Tsumeb. L’autre partie git toujours au fond du lac sans aucune perspective d’être remontée un jour. Mythe ou réalité, il paraîtrait qu’en plus des munitions de la Première Guerre Mondiale, le lac abriterait un coffre-fort allemand rempli de six millions de marks-or. Jusqu’à aujourd’hui, les recherches sont restées infructueuses et personne n’a mis la main sur ce trésor englouti !

Un petit arbuste, sans doute une variété d’acacias, avec ses fleurs soyeuses en pompons blanchâtres, qui contrastent avec le bleu du ciel

Une variété d’acacia

 

Le lac Otjikoto : une végétation tropicale sur la défensive

Comme le décrit si bien Charles John Andersson dans son ouvrage « Lake Ngami, or Explorations and Discoveries in the Wilds of Southern Africa », le lac Otjikoto est entouré d’une végétation abondante qui le cache à la vue du visiteur surtout celui pressé de se rendre au Parc National d’Etosha pour son safari animalier.

«Otjikoto, l’un des plus merveilleux monstres de la nature, est au milieu d’un taillis dense. Il est si efficacement caché qu’une personne peut passer à cinquante pas de lui sans se rendre compte de son existence».

En déambulant autour du lac Otjikoto, les herbes dorées par la sécheresse dansent sous un vent léger. Dans cet univers de savane, les herbes vivaces poussent en touffes épaisses, entrecoupées de terre nue et d’arbustes sur lesquels se prélassent de charmants Birds (non) Dessinés. Peut-être se payent-ils eux aussi quelques tranches d’humour sans l’aide des internautes ? De nombreuses espèces d’acacias sont présentes autour du lac, souvent avec des épines pour éviter d’être mangés par les grands herbivores. Il est vrai qu’il y a plus de 40 mammifères qui mangent les plantes de la savane. Du coup, celles-ci ont développé des défenses efficaces leur permettant de survivre: des épines comme l’acacia erioloba pouvant dissuader les brouteurs ou encore le développement de composés chimiques qui donnent un mauvais goût aux feuilles. Et l’acacia est passé maître en matière de stratégie de défense… Serait-il un lecteur assidu de « l ‘art de la guerre » de Sun Tzu ?

 

L’acacia erioloba arbore de pétillantes petites fleurs jaunes ainsi que de grandes épines qui constituent une défense efficace contre d’éventuels brouteurs.

L’acacia erioloba

 

Tout d’abord, l’acacia fait équipe avec une colonie de fourmis. L’arbre fournit aux fourmis abri et nourriture, et celles-ci très agressives, patrouillent le long de l’arbre pour le débarrasser des phytophages et autres insectes mais aussi des herbivores. Après l’envoi des troupes de fourmis en première ligne, l’acacia déploie son arme chimique ! Si une antilope Koudou passe dans le coin et commence à manger les feuilles d’acacia, l’arbre réagit en augmentant sa concentration de tanins (particulièrement astringents) ce qui rend les feuilles impropres à la consommation. Cela laisse seulement quelques bouchées à l’antilope avant que le goût des feuilles ne soit épouvantable ! Le brouteur repart alors à la recherche d’un autre arbre à se mettre sous la dent. Mais c’est là que l’acacia est le plus malin des deux… En fin stratège, l’acacia émet un signal (Et ce n’est pas de la télépathie !) en libérant dans l’air de l’éthylène pour prévenir les autres arbres de la zone que des brouteurs son en quête de nourriture. En gros, le message chimique pourrait être traduit par « Attention, agresseur rodant dans les parages » ! L’éthylène, qui rayonne dans un rayon de 6 mètres, se dépose sur les feuilles voisines et déclenche la sécrétion de tanins chez les acacias voisins. De récentes études ont même montré que la teneur en tanin contenue dans les feuilles peut atteindre des doses létales… Imaginez un peu les gros titres des journaux: « un tueur en série sévit dans la savane namibienne. Des antilopes meurent bizarrement: pas de sang ni de traces de morsures ! Les antilopes semblent mortes de faim alors que la végétation alentour est abondante ». Comme dans un polar, l’enquêteur scientifique remonte la piste: filatures, autopsies, observations, recoupements et investigations régionales sont menés tambour battant. Divers indices pointent vers le présumé coupable: l’acacia. Mais comment l’acacia perpétue-t-il son crime apparemment parfait ? Hum, hum je vous laisse un indice: des feuilles entières de cet arbre sont retrouvées non digérées dans l’estomac des sveltes antilopes… 

 

Un agame des rochers se fait dorer la pilule au soleil. Ce gros lézard mâle arbore un magnifique corps bleu, alors que sa tête et sa queue sont de couleur orangée.

Un agame des rochers

 

Le lac Otjikoto : une végétation tropicale attractive mais dangereuse

Maintenant que nous connaissons l’arme, le mobile de ces acacias tueurs et les explications scientifiques, revenons à notre sentier botanique autour du lac Otjikoto, où nous croiserons peut-être des plantes plus sympathiques… ou pas ! Au détour du chemin se dresse un spécimen d’Aloe littoralis qui arbore fièrement un tronc robuste garni de feuilles desséchées de 60 à 80 centimètres de long. Décrite par le botaniste britannique John Gilbert Baker en 1878, cet aloe se nomme plus communément « Aloe Windhoek » parce qu’il représente l’emblème de la capitale namibienne. D’ailleurs, cette plante « star » est présente sur les véhicules municipaux ainsi que sur le papier à lettres de la ville. Les feuilles en rosette au sommet du tronc forment une dense couronne de couleur gris-vert. Attention, ces feuilles sont armées de dents brunes le long des marges. La grande inflorescence qui comprend huit à dix branches, peut atteindre 1.5 mètres de hauteur et elle se ramifie en de nombreux racèmes droits aux fleurs rouge ou rouge pâle. Si les fleurs et les feuilles comestibles sont parfois récoltées dans la nature comme un aliment local, la plante a surtout des usages médicinaux. La sève contient notamment des anthraquinones connus pour ses effets laxatifs dans le traitement des troubles gastro-intestinaux… Sur la même zone, on trouve aussi de nombreuses Aloe zebrina dont le nom se comprend aisément en observant ses feuilles zébrées. A côté de l’une d’elles, un agame des rochers se fait dorer la pilule au soleil. Ce gros lézard mâle arbore un magnifique corps bleu, alors que sa tête et sa queue sont de couleur orangée. La nature est bien faite : aucune faute de goût dans l’agencement de ces 2 couleurs complémentaires…

 

Euphorbia venenata, cette succulente aux airs de cactus dont les fleurs sont jaunes produisent des fruits rouges à la fin de l’été. Les fruits sont trilobés.

Euphorbia venenata et ses fruits rouges

 

Deuxième rencontre avec une succulente aux airs de cactus, nommée Euphorbia venenata. Hum, hum, avec tous ces petits aiguillons noir disposés de part et d’autre le long de la tige, cette euphorbe n’a pas l’air très succulente, non ? La première expression qui vient en tête serait plutôt « Qui s’y frotte, s’y pique ». En fait, tout est une question de définition: une plante succulente, appelée aussi malacophyte, est une plante charnue adaptée pour survivre dans des milieux arides. Aucune comparaison possible avec une succulente préparation de potjiekos (prononcer « poi-key-kos ») mitonnée pendant des heures dans sa cocotte en fonte à trois pieds ! Si cette euphorbe ressemble à ce point à un cactus, c’est dû à un phénomène de convergence. En effet, face à des environnements arides similaires, cette euphorbe et les cactés en général ont développé au cour de leur évolution des formes et des techniques de survie pour se protéger du manque d’eau, qui ont convergées. Au sommet se trouve de pétillantes petites fleurs jaunes: les fleurs femelles sont au centre (les femelles sont au centre du monde cqfd), entourées de fleurs mâles. Ces fleurs deviennent fruits rouges à la fin de l’été… Toute la famille des euphorbiacées est sans doute l’une des plus vénéneuse du règne végétal. La sève laiteuse et vénéneuse, peut provoquer entre autre des irritations cutanées. Ce lait a longtemps été utilisé comme poison par certaines populations qui en enduisaient leurs flèches pour la chasse. Le nom d’Euphorbe est dérivé d’Euphorbus, médecin grec de Juba II de Mauritanie, qui régna il y a un peu plus de 2000 ans. Euphorbos aurait découvert les propriétés médicinales propres au latex de ces plantes notamment émétiques et purgatives… d’où le nom anglais de la plante, « Spurge », du verbe purger. Enfin, ce tour botanique du lac Otjikoto serait incomplet sans citer le « python végétal » (the python tree) ou Fockea multiflora, nommé en l’honneur du botaniste hollandais Charles Focke. Cette grande plante grimpante pouvant atteindre 15 mètres de long, s’enroule autour des arbres qui lui servent de soutien. Tel un serpent, elle étouffe petit à petit sa victime avant de prendre entièrement sa place. Là encore, son latex est toxique et sert de poison de flèche pour la chasse.

 

Le gonolek rouge et noir a le dos et la queue noirs avec un léger lustre brillant. Le reste du corps est rouge cramoisi. Les ailes noires sont parcourues par une longue rayure blanche

Le Gonolek rouge et noir

 

Au milieu de cette la végétation dangereuse vit une faune pacifique …

Un Touraco concolore tout de gris vêtu avec sa magnifique crête légèrement hirsute d’environ 6 à 7 centimètres de longueur, squatte les branches d’un acacia. Est-il inconscient du danger auquel il s’expose ? Ou peut-être l’acacia et lui sont tout simplement de vieilles branches ? C’est bien un Touraca concolore, il n’y a plus de doute possible lorsque nous entendons le cri nasillard et bruyant de cet oiseau: « g’wa-ay, g’wa-ay ». Ce cri lui a valu le nom anglais de « Grey Go-Away Bird ». A écouter ces séries de notes plaintives, on pourrait croire qu’il prépare une nouvelle aventure des « Angry Birds »…  Il est temps pour nous de parcourir les derniers kilomètres qui mènent du lac Otjikoto aux portes du Parc National d’Etosha où une faune abondante nous attend. Avant même de pénétrer dans le sacro-saint des parcs animaliers, il suffit de regarder autour de soi pour commencer à faire son mini-safari. Notre route croise celle de Scrat et son gland suivi d’un léopard qui trimballe sa maison sur le dos… Ha, ha je vous sens suspicieux et vous avez raison. Stigmochelys pardalis ou tortue léopard est la deuxième tortue la plus grande d’Afrique et la quatrième plus grande espèce de tortue au monde. Elle est aisément reconnaissable à sa carapace jaune ornée de motifs noirs. Et il y a bien sûr l’incontournable phacochère, cet animal d’aspect bizarre, sans poil sauf une touffe sur la tête un peu comme Titeuf ? De couleur grise avec plusieurs grosses verrues ornant sa face, possédant de petites oreilles et des yeux placés de chaque côté et très haut sur la tête, il n’est définitivement pas dans le top 5 des standards de beauté animalière (si je me souviens bien, il a une bonne place dans les Ugly 5). Pourtant derrière cet aspect un peu rebutant, surtout quand il vient de se rouler dans la boue (je sais, je sais il y a aussi la beauté intérieure…) cet animal possède tout de même des talents de comique inné. Rappelons que lorsqu’il se sent en danger, le phacochère se met à courir avec la queue dressée comme une antenne afin de prévenir ses comparses… on pourrait le prendre pour un gros cochon télécommandé ! Il a aussi le surnom de « tondeuse de la savane» puisque lorsqu’il se nourrit le phacochère se met à genoux sur ses pattes arrière. Ainsi il peut voir ce qui se passe dans les alentours… bien que sa vue soit très limitée. Heureusement pour lui, son ouïe et son odorat sont très développés. Testons un peu votre culture animalière maintenant, une seule et unique question pour vous fidèles lecteurs: le mâle est un phacochère et les bébés des marcassins*… comment s’appelle la femelle ?

 

Lorsque le soleil décline sur la savane, il prend une teinte orange vif tandis que le ciel se pare de couleurs orangées dans des tons pastels.

Coucher de soleil sur la savane

 

Je saute de l’âne au coq. Passons d’un mammifère peu « canon » à un oiseau mignon (ça rime en plus) aux couleurs vives nommé le gonolek rouge et noir (Laniarius atrococcineus). Le dos, les ailes et la queue sont noirs avec un léger lustre brillant tandis que le reste du corps est rouge cramoisi. Les ailes sont parcourues par une longue rayure blanche très élégante. On pourrait penser que ces oiseaux aux couleurs vives très visibles soient faciles à voir. Que nenni ! Ils sont bien cachés et on a plus de chance de les entendre que de les voir. Le chant du gonolek rouge et noir se compose de sifflements sonnants et puissants ainsi que des cris déchirants souvent délivrés en duo, bien que les mâles « célibataires » soient généralement les plus vocaux…

« Quant à lui, sa voix était tonnante, son âme vindicative se portait sur chaque son, et en augmentait terriblement la puissance. L’amour, la jalousie, la haine éclataient autour de nous en cris déchirants » (Le fantôme de l’Opéra)

Notre mini-safari s’achève avec un splendide coucher de soleil sur la savane. Le soleil décline et prend une teinte orange vif tandis que le ciel se pare de couleurs orangées lui aussi mais dans des tons pastels. Les silhouettes des arbres et des oiseaux se détachent au premier plan un peu comme des ombres chinoises… un spectacle qui cloue le bec même à notre très vocal gonolek rouge et noir !

*Le mâle est un phacochère, les bébés des marcassins et la femelle s’appelle la laie.

efficitur. commodo libero felis sit adipiscing accumsan non vulputate, lectus