
L’Ouest américain se parcourt comme un long ruban de bitume qui déroule ses paysages à chaque virage. De San Francisco et ses collines où grimpe le cable-car jusqu’à Los Angeles la « Cité des anges », la côte Pacifique égrène ses falaises sculptées, ses cyprès torturés par le vent comme The Lone Cypress, seul sur son rocher, et ses lions de mer paressant au coucher du soleil. C’est un territoire où la route commande le rythme, ponctuée de belvédères et de ponts vertigineux qui enjambent l’océan sur la Highway one.
Mais l’Ouest, ce sont surtout les grands espaces de l’intérieur, ces terres désertiques où l’eau et le vent façonnent des merveilles minérales. Dans l’Utah, Bryce Canyon dresse son amphithéâtre de hoodoos roses et orangés, tandis que le Grand Staircase-Escalante cache Yellow Rock et ses brainrocks multicolores. En Arizona, le Grand Canyon ouvre son immensité, Sedona se blottit parmi les rochers rouges de la Verde Valley, et l’Antelope Canyon laisse filtrer un mince filet de lumière dans ses parois sculptées. Pour prolonger ces road trips nord-américains, le Nouveau-Mexique, cette Land of Enchantment, mérite amplement le détour.
Car au sud, loin des foules, le White Sands National Park déroule le plus grand désert de gypse du monde, blanc à en confondre le sable avec de la neige. Non loin, Bisti Wilderness — bisti signifiant en navajo « une grande superficie de collines de schistes » — offre un décor lunaire sans sentier ni balisage, où l’on erre parmi les Cracked Eggs et les troncs pétrifiés dans une solitude totale. Ici, on ne contemple pas seulement : on explore, on se perd, et le voyage commence vraiment quand la lumière rase les collines bariolées.
USA OuestVous aimez les paysages lunaires et vous recherchez la solitude… alors ne cherchez plus, Bisti Wilderness est l’endroit dont vous rêviez ! Etes-vous prêt pour un « Rendez-vous en terre inconnue » mais sans Frédéric Lopez pour vous accompagner ? A environ 56 kilomètres au Sud de Farmington sur la Highway 371, vous entrez dans le Bisti Badlands, avec…
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USA OuestBon assez de ville, de voitures et de foule éclectique, partons vers l’est : la ville s’efface peu à peu et progressivement, les terres se vident et laissent place à de vastes étendues de sables et de montagnes de pierres. Enfin apparaissent les premières éoliennes, signe annonçant que Palm Springs est proche. Il y a des…
USA OuestBeverly Hills (même sans Brandon & Branda), Santa Monica, Venice, Malibu (je suis sûre que vous avez déjà en tête le maillot rouge et Pamela courant sur la plage pour aller faire du bouche à bouche à un surfeur imprudent)… sont des noms évocateurs dont les paillettes retombent à l’autre bout du monde ! Symbole du…
USA OuestIl est grand temps de quitter la ville et les brumes de San Francisco et de partir à la rencontre de l’Océan Pacifique via la 17-mile Drive. Cette route cotière de 17 miles (27 kilomètres) fait le tour de la péninsule de Pebble Beach qui sépare la baie de Monterey au nord et celle de…
USA OuestSan Francisco couramment abrégé en SF ou plus familièrement en Frisco est certainement l’une des plus belles villes de la côte Ouest des Etats-Unis. Allez, détendez-vous, fermez les yeux et imaginez-vous pendant une dizaine de minutes au volant d’une Ford Mustang Fastback… 10 minutes et 53 secondes, c’est le temps total de la scène de…
USA OuestLe lac Powell situé dans l’ouest américain recèle encore bien des trésors dont certains sont accessibles très facilement. Horseshoe Bend est un très beau méandre en forme de fer à cheval (d’où son nom, horseshoe: fer à cheval, bend: courbe) creusé par le fleuve Colorado. Le contraste entre le vert émeraude du fleuve Colorado (qui coule…
USA OuestOn ne pouvait pas quitter ce charmant recoin de l’Utah, état situé à l’ouest des États-Unis, sans une visite de Bryce, so nice ! Le saviez-vous, le nom de Bryce vient d’Ebenezer Bryce qui aurait travaillé dans la construction d’une route dans les falaises roses afin de pouvoir acheminer du bois de construction (en 1875).…
USA OuestYà’àt’héé, Après avoir pris le temps d’observer le paysage changeant des nuages aux formes variées dans le miroir de l’eau à Vermillon Cliffs National Monument, nous décidons de rester sur ce rythme contemplatif pour observer les nuances de couleurs changeant au fil des minutes dans un slot canyon (canyon en fente)… D’ailleurs (attention, minute intello)…
USA OuestUn rendez-vous pour NPA, un vrai +, voilà ce que l’on vous propose dans cet article ! Commençons par un concentré miniature de Sahara avec Coral Pink Sand Dunes State Park qui offre un joli spectacle de dunes de sable roses et orangées, entourées par des falaises de grès rouge. Les montagnes Moquith à l’est et…
USA OuestLolma… heu, bonjour à vous aussi m’dame Hopi, du clan des coyotes Um hinhinta ?… on va très bien, merci (Pi nu’ qahinta) Et voilà, c’est reparti… « On rêvait d’une autre terre / Qui resterait un mystère » (Téléphone – Je rêvais d’un autre monde)… je crois que là, on a glissé au bon endroit ! Look…
USA OuestAlors là, je ne dis pas merci à Quinn Mallory qui bien sûr n’a pas respecté la règle du minuteur… nous voilà maintenant dans un monde parallèle où le langage, les us & coutumes nous sont totalement étranger… Yá’át’ééh… heu, bonjour à vous aussi.Háadish nitsʼééʼ łeeʼ sitą́?… heu, oui ben nous on vient de France !Nizhónígo…
USA OuestGood Morning Arizona, Bienvenue à « The Grand Canyon State » ou Hoozdo Hahoodzo en Navajo ! Mais il y a tellement plus à découvrir que le Grand Canyon dans cet état de l’ouest américain qui regorge de joyaux géologiques… A peine à deux heures de route de Phoenix, se blottit dans un environnement extraordinaire parmi les…
Deux États composent tout mon Ouest américain : la Californie le long de la Highway One, et le Nouveau-Mexique où le sol devient sable blanc et hoodoos. Entre les deux, quarante collines de San Francisco et un désert sans la moindre pancarte.
Au Nouveau-Mexique, dans le bassin de San Juan, sur la Highway 371, à environ 56 kilomètres au sud de Farmington. La zone des Cracked Eggs, que l’on surnomme aussi Eggs Factory, tient dans un mouchoir de poche : 50 mètres de long sur 20 de large, et c’est là que s’arrête un rendez-vous en terre inconnue. Certains hoodoos y dépassent le mètre de diamètre. Autour, les formations du Bisti Wilderness s’étendent sur une quinzaine de kilomètres carrés, huit kilomètres de long pour deux de large. Nous voulions nous arrêter partout pour les prendre sous leur meilleur profil. L’État qui les abrite se raconte dans la terre de l’enchantement.
Un désert de hoodoos sans le moindre balisage. Pas de sentier tracé, pas de pancarte directionnelle, pas de Visitor Center : on entre, on note le point de départ, on avance, et c’est exactement le programme de ma journée dans les badlands de Bisti. Les motos, les quads et les vélos électriques y sont interdits, ce qui laisse le terrain aux marcheurs et au silence. Il faut compter quelques heures pour en faire le tour. Dans les formations, j’ai reconnu un personnage à casquette, un extra-terrestre, une tortue, un ours polaire sur la banquise, un poisson-globe et un énorme crotale. Tintin n’aurait pas fait mieux. L’étape s’inscrit dans mon carnet d’Amérique du Nord.
À du sable blanc et des cheminées de fées. White Sands déroule 715 kilomètres carrés de désert, classés National Monument dès 1933 par le président Herbert Hoover, puis redésignés parc national en décembre 2019, avec les San Andres Mountains à 2 700 mètres et les Sacramento Mountains à 3 600 mètres en toile de fond ; le Dunes Drive traverse tout cela sur treize kilomètres, et le parcours complet tient dans un Nouveau-Mexique de sable et de roche. Plus au nord, à 64 kilomètres au sud-ouest de Santa Fe, le Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument aligne ses cônes de roche volcanique, nés d’une éruption vieille de six à sept millions d’années. Le canyon débouche au milieu d’un champ de cheminées de fées. Les prairies sont à mille lieues, dans mes escapades du Midwest américain.
Lombard Street, Steiner Street et California Street, si l’on doit n’en garder que trois. Lombard Street mesure 4,5 kilomètres, mais sa réputation tient à cent mètres : 8 virages enchaînés sur une pente à 28 pour cent, que je grimpe dans une marche dans les rues pentues. Steiner Street aligne les Painted Ladies, sept maisons construites entre 1892 et 1896 et peintes dans leurs couleurs actuelles depuis les années 1920. California Street, elle, porte l’une des trois lignes de cable-car. La ville compte une quarantaine de collines et certaines rues montent à plus de 30 degrés. La route qui part vers le sud commence avec le premier virage de la côte Pacifique.
Pas dans le parc national de Joshua Tree. L’arbre photographié pour la pochette de l’album poussait en réalité dans la Death Valley, et il a depuis été abattu. Il couvre près de 3 200 kilomètres carrés autour de Joshua Tree ; il doit son nom aux Mormons, qui ont vu dans ce yucca la silhouette de leur prophète Josué, et ses rochers arrondis remplissent une visite au pays des billes géantes. Dans les années 1970, le désert voisin passait pour l’épicentre de la culture californienne, fréquenté par la communauté hippie et par les Rolling Stones, Jimi Hendrix ou les Eagles. La nuit, les coyotes hurlent à la mort. Les marais de Floride offrent le contraste avec mes échappées dans le Sud américain.
La Highway One, de San Francisco à Los Angeles, en prenant le temps de s’arrêter. Sur la péninsule de Pebble Beach, le 17-Mile Drive déroule 27 kilomètres jusqu’au Lone Cypress, un cyprès de 250 ans planté seul sur son rocher, et cette portion ouvre la descente de la Highway One. À Monterey, l’aquarium abrite plus de 35 000 animaux et plantes pour 550 espèces, des méduses aux hippocampes-dragons ; nous avons cru y apercevoir Dory. Carmel-by-the-Sea suit, dont Clint Eastwood fut maire de 1986 à 1988. Puis viennent Big Sur, San Simeon et Santa Barbara. Le désert de l’intérieur prend le relais avec les rochers géants de Joshua Tree.







Comment fonctionnent les cable-cars de San Francisco ?
Ils sont tractés par un câble, à 15 kilomètres-heure, guère plus. Le premier a roulé le 2 août 1873, conduit par Andrew S. Hallidie, et le réseau tient aujourd’hui en trois lignes : Powell-Hyde, Powell-Mason et California Street, que je remonte dans un tour de ville en cable-car. À côté, la ligne F fait rouler des tramways historiques venus de Los Angeles, New York, Chicago, Kansas City, Cincinnati, Louisville et Boston ; créée pour un festival en 1983, elle est devenue permanente en 1987. C’est lent, et tant mieux. Au bout des rails attendent la Coit Tower et ses 64 mètres, le Golden Gate et ses 2 737 mètres de tablier. L’autre côté du pays se lit dans mes étapes de l’est américain.