3
(2)

Et si vous donniez vie à vos rêves d’Orient en partant pour une terre de bédouins recouverte pour ¾ de montagnes, de canyons mais aussi de désert ? Pays de l’encens et de Sinbad le marin, le Sultanat d’Oman se situe au sud-est de la péninsule arabique. Pays méconnu resté à l’écart du développement fulgurant de certains états du golfe persique, le Sultanat d’Oman est une promesse d’échappée belle. Si les Émirats Arabes Unis ou le Qatar ont misé sur le tourisme de masse accompagné de gigantisme immobilier et de frénésie hôtelière, le Sultanat d’Oman a pris le parti d’un tourisme plus confidentiel qui respecte les coutumes et protège la nature. Sa capitale, Mascate, qui compte plus de 1,3 millions d’habitants, est une ville à hauteur d’homme. N’y cherchez pas vainement les immenses gratte-ciels qui font la renommée des États du Golfe. Mascate est une ville toute en longueur et horizontalité où notre regard peut facilement vagabonder sur les montagnes environnantes ou sur la mer. Si vous appréciez les parcs en bord de mer, les parfums enivrants des souks ou les édifices grandioses, il vous sera difficile de ne pas succomber au charme de Mascate, une capitale anti-Dubaï qui a su conserver ses traditions et son authenticité.

 

La Grande Mosquée du Sultan Qaboos: un joyau architectural

Située au cœur de Mascate dans le quartier de Bawshar, la Grande Mosquée du Sultant  Qaboos a été commencée en 1995 et inaugurée en mai 2001. Sa démesure est à la hauteur des investissements consentis. Cette Grande Mosquée est la plus grande du pays et était la plus grande mosquée du Golfe à son inauguration, avant que celle d’Abu Dhabi ne lui rafle sa première place. Elle peut tout de même accueillir jusqu’à 20 000 fidèles ! Elle est entourée de beaux jardins fleuris bien entretenus. Ils sont comme un paravent à l’agitation et au bruit qui émane de la ville. Les jardins sont ornés de frangipaniers et on y trouve de nombreux bassins où l’eau fraîche qui circule est vraiment agréable. D’ailleurs, les oiseaux profitent pleinement de cette fraîcheur et de l’eau abondante. Reconnaissable à son dos et son ventre couleur chocolat et à cette peau jaune en forme d’amande autour des yeux qui forme une continuité avec le bec, ce Martin Triste semblerait presque gai comme un pinson…

Un Martin triste au milieu des fleurs reconnaissable à son dos et son ventre couleur chocolat et son bec jaune.

La Grande Mosquée du Sultan Qaboos est construite sur un site occupant 416 000 m² et la mosquée elle-même s’étend sur une superficie de 40 000 m², soit presque l’équivalent de six terrains de football. Cette mosquée fascine d’abord par ses dimensions. Elle étonne aussi par sa volonté d’ouverture au niveau architectural donnant l’impression à chaque musulman de se sentir chez lui, indépendamment de son origine géographique. Ainsi on y retrouve des éléments d’architecture omanaise, indienne, iranienne, mongole, turque ou encore marocaine.

« La virtuosité de l’art Islamique présente une infinité d’expressions par le dessin, sans tenir compte de la provenance ou de l’époque. Il n’y avait pas de frontière dans l’art et l’architecture islamiques ».
(Contemplation on the Islamic Theme – panneau explicatif)

De forme carrée, la Grande Mosquée est fléchée de cinq minarets faisant écho aux cinq piliers de l’islam. Les minarets sont répartis autour du dôme central doré: à chaque angle, un minaret s’élève à 45 mètres de haut auquel s’ajoute le minaret principal de 91,5 mètres de haut. Des bâtiments auxiliaires abritent des espaces pour les ablutions et une bibliothèque contenant vingt mille ouvrages de référence, dans les domaines des sciences, de la culture islamique et humaine.

Le dôme de la Grande Mosquée du Sultan Qaboos en treillis d'or domine les parterres de marbre blanc et de fleurs colorées.

Le bâtiment central est entouré au nord et au sud par des couloirs à arcades, les « arwiqas » (pluriel de « riwaq ») de 240 mètres de long, ornés de mosaïques. Ces couloirs sont divisés en douze espaces différents, chacun représentant un type d’art traditionnel. Ainsi les mosaïques mettent à l’honneur les traditions décoratives propres à l’art égyptien, l’art mamelouk, l’art moghol, l’art ottoman, l’art maghrébin ou encore l’art timouride pour n’en citer que quelques-uns. La partie supérieure de la cour intérieure est couverte d’une frise en caractères gravés représentant des versets coraniques. Ces versets sacrés ont été gravés dans la pierre sur une profondeur de deux centimètres, afin d’y demeurer à jamais, si Dieu le veut bien sûr ! Des ornementations islamiques décorent les cadres des arcades des galeries. On note aussi la présence de nombreuses arches ou « iwâns » qui fonctionnent généralement par quatre. Elles sont quant à elles caractéristiques de l’architecture sassanide (style persan). Ces arches se reflètent sur le sol en marbre du sahn intérieur (cour), un marbre tellement lisse qu’il donne cette illusion d’un miroir d’eau.

 

La Grande Mosquée du Sultan Qaboos: le mossalla principal

Les chaussures rangées dans leur petit casier à l’extérieur, nous nous apprêtons à pénétrer dans le mossalla principal (salle de prière des hommes) qui peut accueillir 6 500 fidèles. Plus modeste, le mossalla des femmes peut accueillir 750 fidèles. Le mouvement de l’islam le plus représenté au Sultanat d’Oman est l’ibadisme, bien qu’il y ait toutes les mouvances de l’islam (sunnite et chiite). Ce mouvement, ultra-minoritaire (moins de 1 % des musulmans dans le monde) professe un islam pacifique, aimable et tolérant. Il n’y a pas de djihadistes et de kamikazes d’origine omanaise. En effet, pour obtenir le salut, il faut répondre d’une vie marquée par la piété et le travail. On ne peut pas se racheter en partant pour le djihad et en devenant un martyr. Le Sultanat d’Oman où cohabitent les sunnites, les chiites et les ibadites apparaît donc comme une oasis de coexistence religieuse. D’ailleurs, le respect des autres confessions est inscrit dans la Constitution dont s’est doté le sultanat en 1996.

« J’ai toujours vigoureusement défendu le droit de chaque homme à sa propre opinion, aussi différente qu’elle puisse être de la mienne. Celui qui refuse à un autre ce droit se rend lui-même esclave de son opinion présente, car il se prive du droit d’en changer…»
(Thomas Paine – The Age of Reason, 1793)

Toute de marbre vêtu, la salle de prière des hommes comporte 34 lustres autrichiens en cristal de Swarovski qui offrent à la grande salle un éclairage harmonieux. Le 35ème est le plus imposant de tous: un lustre suspendu au dôme central de 50 mètres de haut, dôme où l’on note la présence de « muqarnas », un élément décoratif en forme de nids d’abeilles représentatif de l’architecture islamique. Serti d’or 24 carats, ce lustre a un diamètre de 8 mètres, pour une hauteur de 14 mètres: c’est le deuxième plus grand chandelier du monde (après celui d’Abu Dhabi évidemment). Pesant 8 tonnes, il doit son éclat aux 1122 ampoules qui le constituent. La douce lumière qui filtre à travers les vitraux participe aussi à la splendeur du lieu. Les vitraux ont été conçus en France, réalisés selon la technique traditionnelle, c’est-à-dire avec des verres antiques, un sertissage au plomb et des motifs gravés et peints puis cuits au four pour vitrification.

Le lustre principal de la salle de prières des hommes est le plus imposant de tous. Il est suspendu au dôme central, dôme où l’on note la présence de muqarnas.

Le bois des plafonds est du teck de Birmanie. Le sol en marbre d’Italie est recouvert d’un tapis persan fabriqué en Iran, une pièce unique qui couvre une surface de 4 200 m² (60 x 70 mètres). C’est le deuxième plus grand tapis en une seule pièce au monde (encore une fois après celui d’Abu Dhabi !). Les fils de laine et de coton sont déclinés en 28 couleurs dont la plupart ont été obtenues à partir de teintures végétales. Le tapis pèse 21 tonnes et se compose de 1,7 milliards de nœuds. Ce travail titanesque a été effectué par 600 tisserandes de la province iranienne de Khorassan qui ont travaillé pendant quatre longues années. Ce tapis rassemble les traditions classiques du design persan Tabriz, Kashan et Ispahan.

 

L’Opéra Royal de Mascate: le luxe au service de la musique

Avec la Grande Mosquée du Sultan Qaboos, l’Opéra Royal de Mascate est un autre édifice incontournable à visiter au Sultanat d’Oman. D’ailleurs son slogan appâte les voyageurs que nous sommes:

« Le lieu où l’extraordinaire est une réalité »

Le ROHM (Royal Opera House Muscat) a été construit par la même entreprise que la Grande Mosquée. Il a été inauguré en 2011 avec une production de Turandot (opéra de Giacomo Puccini) mise en scène par Franco Zeffireli sous la prestigieuse direction de Placido Domingo. Cet opéra se tarde d’être le premier opéra de la péninsule arabique et le deuxième du Moyen-Orient après l’Opéra du Caire en Égypte. Il s’en est pourtant fallu de peu puisque l’honneur aurait dû revenir à Dubaï (mais que fait Abu Dhabi ?) si la crise immobilière de 2008 n’avait eu raison du projet confié à l’architecte irakienne Zaha Hadid. Ce n’est finalement qu’en 2016 que l’Opéra de Dubaï, aux formes d’une embarcation traditionnelle, a été inauguré en grande pompe avec le ténor espagnol Placido Domingo. La vague musicale Placido Domingo va-t-elle submerger le Golfe ?

L’architecture de l’Opéra Royal de Mascate reprend le style des édifices publics omanais avec des colonnades et des tours en pierres blanches.

L’opéra de Mascate n’a rien d’un mirage et pourtant… Tout en marbre discret d’un blanc étincelant (marbre de Carrare à tous les étages), l’édifice ressemble à un palais entouré de jardins verdoyants et de fontaines. Avec ses huit étages (dont 3 souterrains), son architecture s’est fortement inspirée des forteresses omanaises. Là encore, le mélomane sultan Qabous Ibn Said, n’a pas lésiné sur les moyens. Le ROHM s’étend sur 25 000 m² (soit l’équivalent de plus de trois terrains de football) sur un terrain de huit hectares dont six sont occupés par les arbres, les bassins et les espaces verts, offrant un lieu de promenades et de repos. Marbre italien, bois de teck de Birmanie, chandeliers en cristal Swarovski, tous les matériaux les plus nobles ont été réunis pour construire cet édifice alliant l’architecture islamique locale et les principes d’un théâtre à l’italienne.

 « L’orgue est certes le plus grand, le plus audacieux, le plus magnifique de tous les instruments créés par le génie humain. Il est un orchestre entier, auquel une main habile peut tout demander, il peut tout exprimer ».
(Honoré de Balzac – La Duchesse de Langeais, 1834)

Point d’orgue de cet endroit si particulier: l’Opéra royal de Mascate est aussi le seul au monde à posséder un orgue de facture allemande fabriqué par Philipp Klais. Pesant 50 tonnes, il comporte quatre claviers ainsi que 4 542 tuyaux (mesurant de 3 cm à 9,75 m de hauteur).

L’Opéra Royal de Mascate ressemble à un palais entouré de jardins fleuris. Tout en marbre blanc, son architecture est inspirée des forteresses omanaises.

Avec une programmation de renommée internationale, l’Opéra royal de Mascate est prêt à concurrencer l’Opéra Garnier de Paris ou la Scala de Milan. Pour s’occuper de la programmation, le sultan Qabous Ibn Said a engagé Umberto Fanni, auparavant directeur artistique des Arènes de Vérone en Italie. Celui-ci a puisé dans son carnet d’adresses pour attirer les plus grandes stars et orchestres du monde. Ainsi l’opéra a accueilli sur sa scène Placido Domingo, Michel Legrand, Maurizio Pollini, Jonas Kaufmann ou encore l’Orchestre d’État de l’Opéra de Vienne. Cependant, une place est aussi réservée à des concerts de de musique omanaise et arabe pour attirer le public local. En 2020, le premier opéra créé dans le monde arabe, « Sinbad le marin », devrait y voir le jour en en coproduction avec Budapest.

Les omanais portent la tenue masculine traditionnelle avec la longue robe blanche, le dishdasha et le mussar ou le kumma.

Pour les soirées chics à l’opéra, on ne rigole pas avec le « dress code ». Les tenues traditionnelles omanaises sont requises pour les locaux âgés de plus de 12 ans. Ainsi, les omanais doivent porter la tenue masculine traditionnelle avec la longue robe blanche, le « dishdasha » et le « mussar », turban local chamarré et noué. Pour les soirées de gala, cette tenue peut même être complétée par le « hezam » (ceinture en argent) et le « khandjar », ce redoutable poignard recourbé. Les omanaises portent quant à elles « l’abaya » traditionnelle de couleur noire avec pour la plupart le voile, le « hijab ». Celles et ceux qui s’avisent de ne pas respecter ce code vestimentaire sont renvoyés dans leurs foyers ou priés de se rhabiller grâce à une réserve de vêtements traditionnels que l’on prête aux distraits ou à ceux qui ont cru pouvoir s’affranchir des règles. Pour les occidentaux, costume pour les hommes et robes longues pour les dames. Autant dire que les épaules dénudées les jeans, et les chaussures de sport sont totalement prohibés !

 

Qu’est-ce que c’est que ce souk ?

Un autre coin de Mascate à ne pas rater, c’est la corniche de Mutrah. Face aux imposants yachts du sultan, la corniche de Mutrah abrite l’un des souks les plus anciens d’Arabie. Dans la langue française, l’expression péjorative « mettre le souk » (ou foutre le bordel) tient son origine de l’arabe « suq » (marché couvert).

« Qu’est-ce que c’est que ce souk ?  / Qu’est-ce que c’est que ce cirque ? / L’hiver fait chaud, l’été fait froid, / Y’a plus de climat ! »
(Louis Chedid – Qu’est-ce que c’est que ce souk ?)

Finalement, on utilise des expressions françaises qui viennent de l’arabe sans même se douter de leur origine. C’est vrai qu’au fil des siècles, notre langue française s’est construite sur des mots d’ailleurs et à fortiori venant de l’arabe… Le lexicographe Jean Pruvot a écrit que la langue arabe vient en troisième position parmi les langues à laquelle le français a le plus emprunté, tout juste après l’anglais et l’italien… Alors, on se sent un chouïa (qui vient de l’arabe saysan, « petit à petit ») moins bête, non ? Hormis cette histoire de souk, ma préférée reste sans doute « Alors lui, c’est vraiment une brêle ! » pour désigner une personne niaise et souvent incompétente. Savez-vous d’où vient cette expression souvent employée de nos jours sur les terrains de foot pour désigner les joueurs avec deux pieds gauches ? Et bien elle vient de l’arabe classique « baghl » qui désigne un mulet.

Les échoppes du souk de Mutrah sont remplies du sol au plafond par des sacs ou des boîtes de pierres d’encens aux superbes couleurs.

Après cette minute intellectuelle, revenons à notre souk de Mutrah. Les petites ruelles du souk sont imprégnées des parfums d’encens et de bois de santal. Certaines échoppes regorgent de babioles amusantes et inutiles évoquant la caverne d’Ali Baba: un dromadaire dont la bosse s’illumine, un réveille-matin en forme de mosquée, ou encore un « kumma » ou un « khandjar » made in China ! D’autres petites ruelles sont le domaine des marchands d’or et d’argent: ici les bijoux se vendent au poids. On y vient pour personnaliser des boucles d’oreilles, des colliers ou des pendentifs. Et la règle d’or pour bien gérer son argent: ici tout se discute et se marchande !.

Au souk de Mutrah, on trouve des voiles de coton multicolores, des cashmeres d’Inde, des tissus brodés, des kumma, des lampes d’Aladin.

Déambuler dans les allées étroites du souk est une expérience unique. On tourne à droite puis à gauche pensant déboucher dans le secteur de l’encens et on se retrouve dans l’allée des sandales… C’est vraiment pas le pied ! Mais se perdre dans ce dédale d’échoppes est presque inévitable. Ça y est, je sens les effluves d’encens qui chatouillent les narines. Aurais-je retrouvé mon flair ? Les échoppes sont remplies du sol au plafond par des sacs ou des boîtes de pierres d’encens aux superbes couleurs qui varient selon leur qualité: rouges, verts, blancs, jaunes… À côté, des brûleurs en terre ou en cuivre, sont en vente à tous les prix. Rien d’étonnant à cela. L’encens (le mot arabe correspondant est « lubān ») est le produit phare du sultanat. Ses habitants en font un usage quotidien. Le terme « encens », du latin incendere (brûler), désigne communément les bois, les plantes et les gommes qui dégagent un parfum agréable en se consumant. Mais le véritable encens ou oliban correspond à une substance résineuse séchée issue de l’exsudation des arbres de la famille Boswellia, dont la répartition géographique est localisée entre la corne de l’Afrique (Soudan, Ethiopie et Somalie), la région du Hadramaout au Yémen et le Dhofar au Sultanat d’Oman. S’il existe une vingtaine de Boswellia différents, la hujara ou houjara, issue de l’arbre Boswellia sacra, est l’encens le plus précieux et le plus cher du monde. On dit même que ce serait l’encens amené par les rois mages au Christ.

Ces deux jeunes enfants portent le traditionnel chapeau rond brodé: le kumma. Il est assorti à leur dishdasha: couleur bleue pour l’un et violette pour l’autre.

Des voiles de coton multicolores, de cashmeres d’Inde, des tissus brodés, des « kumma », des lampes d’Aladin et plein de produits bon marché venus d’Asie ont envahis le souk. Si vous souhaitez porter la traditionnelle longue tunique blanche (la « dishdasha ») accompagnée du chapeau rond brodé (le « kumma »), ce n’est peut-être pas ici qu’il faut faire vos achats. Les élégants « kumma » sont portés par presque tous les hommes, les jeunes comme les plus âgés. La confection d’un « kumma » est raffinée et minutieuse. Les hommes choisissent l’étoffe et le diamètre avec soin: ils sélectionnent d’abord le bandeau qui entoure la tête puis le chapelier coudra le haut en fonction des motifs choisis. Quant à la « dishdasha », elles vous paraissent toutes identiques, non ? Les hommes de toutes les cultures aiment avoir l’air élégant, mais ce n’est pas tous les hommes qui ont la chance de disposer de la « dishdasha » dans leur arsenal vestimentaire. En regardant de plus près, on s’aperçoit que souvent les broderies autour du col ont des couleurs et les motifs qui sont assortis au « kumma ». Parfois, on retrouve même ces couleurs et ces motifs sur les manches. Et le petit pompon sur le côté droit appelé « tarboucha », savez-vous à quoi il sert ? Allez, je vous mets au parfum… Et oui, nous sommes bien au pays de l’Amouage, le producteur de parfums de luxe ! Si on se rend au souk, c’est aussi pour personnaliser son parfum à base d’huile de rose, de musc, d’ambre, de bois de santal, de patchouli etc. Tout omanais qui se respecte se doit d’avoir son propre parfum sur son pompon, et laisser un sillage unique après son passage. Ne dites surtout pas que croiser un omanais est un plaisir olfactif, sinon il ne va plus se sentir…

 

Découvrez mes autres articles sur le Sultanat d’Oman

 

Quelle a été l'utilité de cet article ?

Cliquez sur les étoiles pour l'évaluer !

odio risus Donec tristique felis commodo elementum non quis diam dictum