G’day mates,

Vous y êtes, le coeur de l’Australie rouge: posées au centre de ce pays continent, les formations de grès rouge d’ « Uluru » et de « Kata Tjuta » pour les Aborigènes (Ayers Rock et Les Monts Olgas pour les blancs). Ces formations ont été découvertes en 1873 par William Gosse et sont depuis 1958 un parc national. En 1985, le gouvernement australien restitua ces terres aux « Anangu » et depuis 1987, ce lieu est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. La gestion du parc est assurée conjointement par les « Anangu » et le gouvernement fédéral.

Uluru

Uluru – Coucher de soleil

Uluru ou Ayers Rock c’est un monolithe de 348 mètre de hauteur, 9.4 kms de circonférence qui résulte de l’érosion de plusieurs millions d’années d’une chaîne de montagnes sédimentaires. Si cela ne suffit pas à vous impressionner, ajoutons qu’on estime que la partie visible ne représente qu’un tiers de cette masse. Le lever du soleil et le coucher du soleil sont les attractions les plus prisées des touristes: les nuances de rouge et d’orange que vous offre ce rocher sacré sont à couper le souffle. Personne, pas même le plus blasé des voyageurs ne reste indifférent devant Uluru, véritable emblème de l’Australie ! En y regardant d’un peu plus près, on est étonné par la surface délicatement dessinée (la roche est striée et piquetée) dissimulant par ci ou par-là de nombreux sites sacrés pour les « Anangu ».

En aborigène « Kata Tjuta » veut dire « nombreuses têtes ». A environ 35 kms d’Uluru, c’est un ensemble de 36 dômes de granit rouge dont le plus haut culmine à 546 mètres: Les Monts Olgas. Ce groupe de 36 rochers arrondis, formant des vallées et des gorges (comme Walpa gorge), est encore plus impressionnant que son voisin Uluru. C’est ici que nous avons recroisé les proches d’Harold Finch 🙂 . Tout comme pour Ayers Rocks, les levers et couchers de soleil sur les Monts Olgas sont spectaculaires et vous laissent des souvenirs inoubliables.

Kata Tjuta

Kata Tjuta – Domes

Croyez- nous, ce n’est vraiment pas le moment de vous dire que vous avez déjà tout vu, car le site de Kings Canyon est tout simplement exceptionnel ! Situé au centre du Watarrka National Park, Kings Canyon ne ressemble pas aux formations rocheuses de Uluru ou de Kata Tjuta. Tout commence par un simple canyon aux parois assez abruptes, et à la couleur rouge incroyable du désert australien. On se balade dans les formations rocheuses arrondies, peuplées d’eucalyptus, de petits lézards (le Ring tailed dragon prend la couleur de son environnement pour se camoufler, un peu comme un caméléon), de fossiles et de plantes médicinales aborigènes. A ne ratez pas aussi les couloirs de roche formés par le vent, immortalisés dans le film Priscilla, Folle du désert et les dead sea’s ripples (preuves de la présence d’un immense lac il y a 400 millions d’années) immortalisées par un poème de Judith Wright:
« A long curves wash of ripple
Left there its fingerprint
One long-before-time lost day
I turn a dead sea’s leaves
And touch that day and look »

Kings Canyon

Kings Canyon – Falaises

C’est en arrivant sur le haut du plateau que l’on découvre toute la beauté des falaises de 270 mètres; carrément impressionnant ! Le centre du Canyon abrite un important trou d’eau (ou « billabong ») qui permet à une végétation luxuriante de pousser à l’abri en plein milieu du désert… son nom Eden Garden… mais aucune trace de Adam et Eve, ni de la célèbre pomme. Il n’y a que des palmiers et des Cycads, une plante véritable relique des temps préhistoriques et aussi une autre espèce de lézard « molto rapido » (il a un petit air de ressemblance avec la Gran Torino de Starsky, non ? Sans doute les bandes blanches)

« This is the end / Hold your breath and count to ten / Feel the earth move and then /Hear my heart burst again« … (Adele – Skyfall) et oui il faut bien qu’il y ait une fin pour pouvoir dire: « Qui a l’habitude de voyager… sait qu’il arrive toujours un moment où il faut partir » (Paul Coelho). La Rainbow Valley est située à une heure de voiture au sud d’Alice Springs. Ce site de petite taille n’est pas très connu des guides et des touristes, car il est beaucoup moins étendu et impressionnant que ses voisins mais ces formations géologiques valent vraiment le détour et la solitude et le calme du lieu en font un site intime et attachant à visiter (enfin mis à part les mouches de Hébus, bien sûr complètement surexcitées à cet endroit). Comme son nom l’indique, la Rainbow Valley est surtout connue pour la palette de couleurs et de minéraux qui se distinguent sur les falaises de cette partie des James Ranges.

Rainbow Valley

Rainbow Valley

Les différentes couleurs ont été formées par l’eau qui était présente des millions d’années avant le désert, et qui a oxydé le fer contenu dans le sable. L’érosion a ensuite permis de faire affleurer et disparaître les roches les plus tendres, faisant apparaître encore de nouvelles couleurs. Les tons vont donc du noir-marron jusqu’au rouge, au blanc en passant par le jaune et la couleur crème !

Allez, je m’associe à Jean-Louis (Aubert) pour vous dire :

« Voilà, c’est fini / On ne va pas s’dire au revoir comme sur le quai d’une gare / J’te dis seulement bonjours et fais gaffe au retour / Voilà, c’est fini / Aujourd’hui ou demain c’est l’moment ou jamais/ Peut être après-demain je vous retrouverai / Mais c’est fini…hum, c’est fini » (Jean-Louis Aubert – Voilà c’est fini)

Bye, bye mates.


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